
"Elle connaît la légende de Leany-Kö, le Rocher de la Vierge, où une jeune princesse quelque peu fantastique échappe aux poursuites des Tartares ; la légende de la grotte du Dragon, dans la vallée de la " Montée du Roi " ; la légende de la forteresse de Deva, qui fut construite " au temps des Fées " ; la légende de la Detunata, la " Frappée du tonnerre ", cette célèbre montagne basaltique, semblable à un gigantesque violon de pierre, et dont le diable joue pendant les nuits d'orage ; la légende du Retyezat avec sa cime rasée par une sorcière ; la légende du défilé de Thorda, que fendit d'un grand coup l'épée de saint Ladislas."
[ in Château des Carpathes, p.15, Livre de Poche]
Avec plus de 75 000 habitants, Deva reste l'une des plus belles cités de Transylvanie. Chef-lieu du département de Hunedoara, c'est une ville industrieuse : mines, matériaux de construction, bois en particulier, pôle agro-alimentaire. Mais c'est avant tout une ville au riche passé et au patrimoine incomparable.
Au bord du Mures, la ville est dominée par les ruines de sa citadelle perchée à quelque 187 mètres au-dessus du fleuve. Centre militaire et résidence voévodale dès le XIVe siècle, la ville et sa citadelle furent âprement disputées notamment par les Autrichiens. Les habitants de Deva participeront à la grande jacquerie de 1784. Pendant la révolution de 1848-1849, la ville fut le théâtre de sanglants combats. Le dépôt de munitions de la citadelle sauta, endommageant irrémédiablement les bâtiments fortifiés.
Il faut découvrir le Palais "Magna Curia", construit au XVIe siècle en style Renaissance. Il est aujourd'hui le siège d'un riche musée. Il ne faut pas manquer la tour de la vieille église orthodoxe et la cathédrale bâtie en 1861. Il faut enfin flâner sous les chênes de la forêt de Bejan, une remarquable réserve forestière.